Environnement (HQE/Performance Energétique)

Profil du métier
Le secteur du bâtiment est, parmi tous les secteurs économiques, le plus consommateur d’énergie puisqu’il représente 44 % de l’énergie finale consommée en France et 20 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) (chiffres Citepa, GCDD-SDES 2016). Pas étonnant, donc, qu’il ait très tôt été considéré comme le principal gisement d’économies d’énergie exploitable, et que l’État se soit fixé d’ambitieux objectifs de performance énergétique des bâtiments en déployant progressivement diverses obligations réglementaires et mesures d’incitation.

À la suite du Grenelle de l’environnement (2008-2010), la Réglementation thermique (RT 2012) a généralisé les Bâtiments basse consommation (BBC). La Loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 a fixé des objectifs encore plus ambitieux à l’horizon 2020, avec la construction de bâtiments à énergie positive et à haute performance environnementale. Dans la foulée, la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), adoptée en 2016, prévoit de réduire les émissions de GES du secteur du bâtiment de 50 % en 2028, par rapport à 1990. Ainsi, le nombre de projets inscrits dans les démarches E+C- (énergie positive et réduction carbone) ou encore BBCA (Bâtiment bas carbone) est en augmentation. Labels et autres certifications se sont multipliés : Effinergie, Minergie, Passivhaus, BiodiverCity, Living Building Challenge, Well, Biosourcé, IntAIRieur, Qualitel, CSTBat, Eco Artisan, Habitat et Environnement, WiredScore… Un trio semble cependant se détacher : la norme française HQE (Haute qualité environnementale), l’anglaise Breeam et l’américaine Leed.

On le voit, l’enjeu premier est de travailler sur la consommation en énergie des bâtiments, que ce soit en neuf (avant la construction) ou en rénovation : études thermiques et audits en efficacité énergétique doivent alors être réalisés par des spécialistes qui chiffrent leurs recommandations, apportent leurs conseils sur les équipements et les matériaux et, bien sûr, abordent la notion de ROI.

Les solutions sont multiples : limiter les pertes thermiques (isolation intérieure/extérieure, fenêtres...), installer des systèmes plus performants (équipements d'éclairage, CVC, électricité, eau chaude...), intégrer les énergies renouvelables (EnR) ou encore l’autoproduction d’énergie (panneaux solaires par exemple)… Mais aussi associer des solutions dites « actives » se rapportant à la domotique ou encore à la gestion technique du bâtiment (GTB) avec des systèmes intelligents de mesure, de contrôle et de régulation des consommations : thermostats et compteurs intelligents, etc.

Plus largement, la réduction de la consommation énergétique s’intègre désormais dans une démarche de développement durable et de performance environnementale des bâtiments, prenant en compte les problématiques énergie climat : Plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET), cycles de vie (ACV), bilans carbone, mais aussi confort des utilisateurs (acoustique, qualité de l’air intérieur, etc.), études d’éclairement naturel,etc.

Avec la mise au point de véritables stratégies environnementales pour les bâtiments, le cabinet Atlantis RH est amené à recruter régulièrement des « ingénieurs environnement », des « responsables HQE » (ou Leed par exemple), des « commissioning manager » (suivi et le pilotage des économies d'énergie sur un projet), ou encore des « experts en efficacité énergétique » pour le compte de ses clients.
Compétences clés
  • audits énergétiques, réglementation thermique, simulations thermiques dynamiques (STD) et énergétiques
  • stratégies de développement durable, PCAET, mémoires environnementaux, études FLJ, énergies grises, aide à la conception pour la labellisation, bilans carbone, analyses du cycle de vie de bâtiments, faisabilité EnR, etc.
  • évolutions du cadre réglementaire en matière d’environnement (loi de transition énergétique pour la croissance verte, etc.)
  • maîtrise des référentiels HQE, Leed et/ou Breeam
  • connaissances en gestion de projet et des différentes phases d’un projet de bâtiment
  • esprit d’analyse, aisance relationnelle, autonomie, capacité à encadrer
  • logiciels spécifiques souvent demandés : TRNSys, Elodie, Climawin, Virtual Environnement… ou encore des outils de systèmes d’information géographiques (SIG)
  • niveau d’anglais professionnel très souvent requis
Diplomes / Formations liés au profil

Généralement, il est nécessaire d’avoir un diplôme d’école d’ingénieur option génie thermique ou énergétique (Centrale, Mines, Ponts, Ensip, Polytech Orléans, ESTP, Ensam, Insa, Ensta, UTC, ENSE3 ou équivalent…), mais il existe également des masters universitaires (économies d’énergie, énergies renouvelables, construction durable).

4 offres d'emploi liées à ce profil métier

Chargé d'Etudes AMO - Thermicien (H/F)

Secteur : Conseil
Contrat : CDI

Chargé d'Etudes AMO - Thermicien Junior (H/F)

Secteur : Conseil
Contrat : CDI

Chef de Projets AMO - Ingénieur Thermicien (H/F)

Secteur : Conseil
Contrat : CDI

Ingénieur en Transition Energétique et Environnementale (H/F)

Secteur : Ingénierie Techniques Bâtiment
Contrat : CDI